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Passion des livresSeul le présent porte en lui toutes les puissances de la vie.
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June 25 Connais-toi,................................La connaissance de soi. Le fameux "Connais-toi toi-même" de notre ami Socrate qui se croyait un descendant de Dédale, père d'Icare, vient de nouveau alimenter mes arguties. Le problème n'est pas de savoir comment se connaître, mais plutôt peut-on se connaître ?La liberté, d'abord, me semble une condition sine qua non.Merci pour tous ces commentaires qui amènent de l'eau au moulin. D'abord, la connaissance de soi ne peut être que totale, holistique. Quant à l'analyse, elle suppose une entité qui analyse, qui analyse à partir d'un savoir accumulé, d'un conditionnement. La connaissance de soi, c'est dans l'instant, dans les relations que nous entretenons avec les autres, le monde extérieur, la nature, l'univers, le ciel et la terre. Elle n'est ps un processus intellectuel. Connaître c'est voir, c'est regarder, pas analyser. Et comment peut-on se connaître si l'on est prisonnier d'un savoir. Le savoir est le passé, pas la connaissance de soi.
June 19 La protection de la natureLa protection de la nature, qu'est-ce qui se cache derrière cette expression qui permet à certains de se faire mousser, de faire valoir leur égo ? Car, pour ma part, comment pense-t-on protéger la nature, alors que tout en débitant cette phrase, on poursuit le progrès, la technologie qui concourent à manger, à éroder un pan de nature ? Les explications des scientifiques quanbd ils nous parlent de choses cycliques ne m'ont jamais convaincus et ne le feront jamais. Nous sommes en train de couper la branche sur laquelle nous sommes assis, il n'est pas trop tard mais il y a urgence. Et il est évident que plus nous serons nombreux, plus il faudra construire, et plus il faudra construire, plus la nature se fera moribonde. Mais l'enjeu est de taille. Et l'on peut se poser la question de savoir si l'on a pas atteint un point de non retour et que tout ce que l'on peut faire c'est limiter les dégâts. Mais dans cette limitaion, certains y laisseront des plumes.
Il serait faux aussi de penser qu'une seule partie d'entre nous est responsable, nous le sommes tous, mais à des dégrés différents. Quand en France on achète des fruits qui viennent de l'autre bout du globe, on participe à la pollution puisque leurs transports demandent de l'énergie pour les amener dans nos assiettes. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. June 12 Le présent ?"Seul le présent porte en lui toutes les puissances de la vie". Je reprends l'entête de mon blog pour développer ce thème du présent. Les deux mots "Présent" et "Vie" ont une telle signification qu'il nous faut découvrir si l'on ne veut pas gaspiller ce cadeau formidable qu'est la vie. Qu'est-ce que le présent ? Qu'est-ce que la vie ? Sait-on vraiment ce que c'est, pas intellectuellement mais de toutes ses tripes, de tout son coeur, car, le passé tient une si grande place dans notre existence quotidienne, il nous conditionne tant. Toutes les réponses que nous tentons d'apporter, quand on n'en délègue pas la responsabilité à un tiers qu'on place sur une estrade, portent en elles les traces du passé. Tous nos gestes, tous nos actes sont teintés du passé. La réponse, si réponse il y a, ne se trouve pas dans la pensée.
Merci pour les commentaires qui ont été laissés.
Je vais d'ailleurs rebondir et revenir sur le passé. Par passé, il ne faut pas qu'entendre le passé individuel mais aussi le passé collectif dont nous sommes fortement conditionnés. Par conditionnés, il faut entendre programmés comme un ordinateur. June 07 Le site de Jean Ribot, l'écrivainFéminin, masculin? Suite...Je reprends le sujet, suite aux commentaires . Merci d'abord à tous ceux qui en ont laissé. Je vois que c'est un sujet qui interpelle. C'est toujours une joie de voir un débat se faire via la toile. Toutefois, bien que les commentaires soient intéressants, ce n'est pas exactement où je souhaitais en venir. En effet, le conflit homme femme est une réalité et un fait indéniable. Mais il est aussi un conditionnement culturel et social. Et il semble tout à fait naturel que la femme depuis plusieurs décennies veuille se libérer d'une injustice dont la société patriarcale lui a fait subir pendant des siècles. Mais elle ne doit pas de victime devenir bourreau. - Elisabeth Badinter a d'ailleurs écrit un beau livre à ce sujet. Nul ne peut se targuer d'un pouvoir sur l'autre. C'est proprement inconcevable et inacceptable. Il y a peu de temps, alors que j'étais dans le train pour aller à la montagne faire une randonnée, un groupe d'enfants, accompagné par deux adultes, est monté dans le train. Il y avait des filles et des garçons, entre 7 et 10 ans. Ils se sont installés sur les banquettes. Mais les garçons d'un côté, les filles de l'autre. J'ai vu là que très tôt nous étions conditionnés à cette dualité. Même à la télé, celle-ci est utilisée à des fins d'audience.
Ce qui m'intéressait particulièrement de mettre en lumière, c'est ce conflit intérieur et psychique qui existe. Et tant que ce conflit existe, il ne peut y avoir d'harmonie à l'extérieur. Même si pour des raisons diverses, un semblant d'équilibre paraît exister. Bien sûr, ce conflit intérieur n'a pas sa raison que de par ce condionnement, féminin contre masculin. Et ceci passe par la connaissance de soi par soi; chaque jour nous donne la posibilité de nous connaître. Encore faut-il que nous le voulions vraiment. June 05 L'amitié L'amitié
Elle n'obéit pas à un dessein
Nous usant l'esprit jusqu'au dédain
qui nous lance dans une recherche effrénée
Tant qu'on n'est pas satisfait
On ne le choisit pas, on ne le décide pas
Comme d'une activité qui absorbe le temps pas à pas
Et qui, inlassablement, jour après jour
Nous dévore le coeur sans amour
L'amitié est une fleur sauvage
Qui fleurit sans ambages
Quand la pensée s'efface
Sans souci du temps qui passe
L'amitié naît dans la complicité, sans possessivité.
Elle ne réclame rien qui soit vilement imposé,
Seul les coeurs vidés des affres du mental
Peuvent laisser libre cours à ce diamant total. May 29 Le pôle NordQue va-t-il advenir de la dernière partie du globe non polluée par les hommes, non exploitée ? A savoir le Pôle Nord. Chacun se battant pour savoir à qui il appartient. Qu'avons-nous fait de cette planète pauvres humains que nous sommes ? May 24 Le féminin, le masculin?Si je souhaite engager cette réflexion sur le féminin et le masculin, c'est hors de tous propos sexué, de conditionnement social, ethnique et religieux, de cliché manichéen, (les féministes et les phallocrates ont été dilués dans le firmament des idéologies) , comme toujours, c'est l'être humain dans sa totalité qui est à la base de mes réflexions. Donc, qu'est-ce que le féminin, qu'est-ce que le masculin ? C'est d'abord, avant tout, les deux principes qui nous régissent, la passif et l'actif, le négatif et le positif. Encore une fois, il faut faire abstraction dans ces 2 derniers termes de toute connotation d'infériorité et de supériorité qui sont le propre de la pensée qui catalogue, qui sélectionne. Ces deux principes sont présent dans le Tao, mais ils le sont aussi dans la psychologie et la médecine occidentale sous le nom de sympathique et de parasympathique. Ce sont, dans le cerveau, les deux systèmes nerveux végétatifs. L'un contribue à l'activité et l'autre au repos, l'un dépense l'énergie, l'autre l'économise. L'un ne peut exister sans l'autre, si l'un ou l'autre est trop dominant, c'est le déséquilibre, source de bien des dérèglements qui débouchent sur l'état maladif, somatique ou psychique. L'autre question que je pose. L'harmonie est-elle possible, ou l'un comme l'autre contribueront-ils, par leur tendance d'opposition, sempiternellement à perpétuer cette tyrannie respective ? Il me vient d'ailleurs en tête cette fameuse phrase d'un historien grec, Thucydide, concernant la guerre que se firent Sparte et Athènes, dite du Péloponnèse ( 431 -404 avant JC). "Sparte et Athènes, dit-il, se font la guerre non pas parce ils sont différents mais parce qu'ils sont identiques."
Pour ma part, et pour revenir à ce qui m'occupe, le féminin et le masculin obéissent à la même règle. Et le conditionnement de la pensée égocentrique ne fait qu'y contribuer. La question suyivante, évidemment, coule d'elle-même, comment parvenir à cette harmonie, si bien sûr elle n'est pas un fantasme romantique et imaginaire?
Merci pour ces commentaires de part et d'autre. Toutefois, bien que ce qui a été dit soit un fait évident, ce n'est pas exactement ce que planchait ma réflexion. Car, cette disharmonie, à la base, n'est pas le fait de l'extérieur, mais de l'intérieur. Comment l'être humain, si résident en lui la dualité et le conflit, pourrait-il transmettre l'harmonie., chez qui le féminin et le masculin cohabitent. Nous sommes à l'intérieur ce que nous reproduisons à l'extérieur. Quand je parlais d'harmonie entre le masculin et le féminin, c'est d'abord et avant tout l'harmonie en chacun de nous dont il était question. Tout le reste n'est que conditionnement social, culturel et familial que nous tendons d'imposer sous le couvert de la paix et de l'amour.
Et pour asseoir mes arguments, voici un extrait d'un livre de Krishnamurti :"Tradition et révolution".
"Quand les deux principes sont en harmonie complète, la qualité de chacun d'eux subit un changement. Il n'est plus masculin ou féminin. Il est quelque chose d'entièrement différent, en regard de ce qui est caractérisé habituellement par ces termes. Le masculin et le féminin, en tant qu positif et négatif, sont de par leur nature même dualistes, alors que l'équilibre complet, une harmonie entre les deux, comporte une qualité différente.
Quand naît cette parfaite harmonie, elle comporte sa propre vitalité, parce qu'elle est sans conflit. Elle ne détruit pas l'autre."
May 15 Et la douleur?Suite à une réflexion de Nadine sur le thème d'Alfred de Musset : "La douleur ennoblit l'homme", je veux exprimer mon désaccord. Pour cela, une citation de ce poéte comme point de départ: "L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert."
Je ne pense pas que la douleur puisse ennoblir, être la fenêtre sur le salut ou la libération. Quel est notre comportement face à la souffrance? N'est-ce pas le désir de ne plus souffrir et ce désir ne nous incite-t-il pas à fuir, psychologiquement, cette souffrance? Et que cette citation tente-elle d'exprimer?
Merci pour tous ces commentaires dont certains ne vont pas trop dans le sens de mon propos. Mais ainsi que le disait Voltaire : "Je ne partagerai jamais votre point de vue mais je défendrai toujours votre droit de le dire" , laissons les opinions se diluer dans l'espace. Mon but n'était pas d'expliquer ce que le poéte voulait dire mais plutôt de rebondir sur le thème de la douleur, psychologique particulièrement. A toi Chrismo qui va assez dans mon sens, je rajouterai que la notion de choix ne peut pas intervenir car dans ce cas c'est le moi, la pensée qui est en action, ce qui est encore du domaine de la fuite. De nouveau, il est important de comprendre le fonctionnement de la pensée. De plus, il y a cette notion de dualité : moi et la douleur, alors que la douleur et moi ne faisons qu'un. Nous sommes cette douleur. C'est sans doute parce que nous mettons une distance entre la douleur et nous que nous croyons l'anéantir alors que c'est l'inverse qui se produit. Ainsi que tu le dis, Chrismo, la douleur en soi n'existe pas, elle existe toujours par rapport à quelque chose, tout comme la peur, la peur de souffrir.
Quant à ce que tu dis, Nadine, sur le contexte, je crois que, ainsi que certains auteurs, Musset a mis en mots des choses qui sont de tous les temps et cette citation n'y échappe pas , elle est toujours actuelle, car, fondamentalement, l'homme n'a pas changé, il mène un combat intérieur, en dépit de tous les progrès externes.
Mais accepter la douleur me semble une aberration, tout être normalement constitué ne peut accepter de souffrir. Ce qu'il faut c'est comprendre, et ce n'est pas dans les voies d'évasion, qu'elles soient festives, philosophiques, faussement religieuses et culturelles, que cette comprehension est possible.
May 11 L'UniversalismeQu'est-ce que l'universalisme? N'est-il pas contradictoire de se dire universel et d'être toujours prisonnier de son conditionnement nationaliste et régionaliste. Pour reprendre une citation de Socrate : "Je ne suis ni un athénien, ni un grec, je suis un citoyen du monde."
Pour ma part, être universel ou universaliste, c'est voir l'être humain avant toute considération de sexe, de race,de nationalité. C'est aussi soi-même agir en tant qu'être humain, penser en tant que tel, raisonner ainsi.
Ce dimanche 12 mai, je suis allé faire une randonnée dans la montagne, non loin de la frontière italienne. Au milieu de la nature, en pleine forêt, en dépit des éléments aussi nombreux que différents, je ressentai cette totalité, cette unicité. Seul l'homme a compartimenté, catalogué les espèces végétales, animales et humaines qui ont fait de sa société un monde fragmentaire et conflictuel où ne règne que la confusion.
Nous ne réalisons pas suffisamment ce que nous possédons, ce dont nous sommes capables et toutes les grandes choses que nous pourrions faire si nous en avions le désir.Il me paraît capital de comprendre la différence entre l'isolement et la solitude. L'essentiel de notre activité quotidienne est centrée autour de nous-mêmes; elle est fondée sur notre point de vue particulier, sur nos expériences et nos spécificités propres. Nous pensons en fonction de notre famille, de notre travail, de ce que nous désirons accomplir, et aussi en fonction de nos craintes, de nos espoirs et de nos désespoirs. Tout cela est évidemment égocentrique, et entraîne un état d'isolement de l'individu....La méditation fait tomber les frontières de la conscience; elle brise le mécanisme de la pensée ainsi que le sentiment qu'elle suscite. La méditation prisonnière d'une méthode, d'un système de récompenses et de promesses, paralyse et entrave l'énergie.Jiddu Krishnamurti.Extraits de plusieurs ouvrages du penseur indien cité ci-dessus, mort en 1986, ces quelques lignes explicites donnent un aperçu de son enseignement qui va plus loin que toutes les psychologies et les philosophies de tous bords. Les livres relatant avec précision son enseignement se trouve dans toutes les librairies. De plus, pour ceux et celles qui désirent des renseignements plus approfondis sur cet homme et son enseignement une association, pour ce qui est de la France, peut être contactée. Ainsi qu'un réseau national dont je fais partie.En voici les coordonnées: Association culturelle Krishnamurti, 7, rue Général Guilhem PARIS 75011.Téléphone: 01.40.21.33.33.Site internet: http//www.krishnamurti-france.org/
Merci à tous ceux qui m'ont laissé des commentaires suite à l'hommage à Henri Salvador.
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